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SEPA, les dates butoirs se font attendre : aux entreprises de jouer !

Réf. : Numéro 77 - 7 décembre 2011
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Prix : 48,00 EUR





Editorial:

Le paiement acquiert un prix

La DSP (2007/64)  a prévu en son article  52 .3 que « Le prestataire de services de paiement n'empêche pas le bénéficiaire d'appliquer des frais ou de proposer une réduction au payeur pour l'utilisation d'un instrument de paiement donné. » Toutefois, une option était ouverte aux Etats-membres  pour « interdire ou limiter le droit de demander des frais compte tenu de la nécessité d'encourager la concurrence et de favoriser l'utilisation de moyens de paiement efficaces. » Et l’on sait que la France et onze autres Pays ont choisi d’interdire  le report sur le consommateur du coût du paiement pour le bénéficiaire.

Mais comme chacun le sait aussi, internet ignore les frontières.

Si vous achetez aujourd’hui un billet sur  le site de certaines compagnies « low-cost »,, vous serez avertis que le choix du système de paiement a un coût et il est non négligeable !

Ainsi sur un achat de 85.98 €, il faut rajouter 9,5 € pour un paiement  en carte Visa ou Mastercard, 12 € pour une carte AmEx ou Diners, 5,5 € pour une carte de débit, à autorisation systématique, 9,50 € pour un paiement par PayPal mais  la gratuité est offerte pour le porteur de la carte Visa cobrandée au nom de la compagnie.

Pourtant, le Pays d’implantation du site est un des Pays où le report du coût de l’instrument de paiement a été limité, sans interdiction générale.

Il est vrai que sur les  97.98 Euros acquittés en final, 12 découlent du choix de la carte, 6 du choix du siège, 69,51 des taxes  et seulement 10,47 € du prix du billet !

Le dossier:

 

La BCE tient un tableau de bord de l’adoption des instruments SEPA dans les différents Etats-membres qui démontre la dispersion persistante du passage au SEPA selon les Pays. Une étude périodique menée par la Commission auprès d’entreprises souligne dans sa dernière édition le handicap dénoncé par les entreprises résultant du défaut d’information par les banques. Parallèlement, l’EPC  a, fin octobre, critiqué les évolutions envisagées pour la réglementation SEPA comme risquant de perturber les évolutions de la migration au SEPA.

Tandis que la recherche des responsabilités du retard attise les antagonismes, les entreprises cherchent où peuvent être les gains. Le cas de l’Italie, où le SCT a décollé mais les économies tardent à se concrétiser, est emblématique : les baisses de coûts attendues restent limitées par la rigidité prix de l’offre de services de paiement. L’industrie bancaire tirera donc encore profit des retards d’adaptation des acteurs économiques, sauf pour ceux-ci à identifier et activer les leviers de compétitivité apportés par le SEPA.

Au sommaire du dossier:

  • SEPA An IV : une progression laborieuse
  • SEPA lent : l’EPC critique vis à vis de l’UE
  • Passage au SEPA, le cas de l’Italie
  • Du point de vue des entreprises : flous et incertitudes sur les gains en jeu

Canton y réfléchit:

 

Peu habituées à s’intéresser à la gestion des paiements, les entreprises ont développé étonnante tolérance à la rigidité du prix de ce service. Celle-ci retarde la concrétisation des gains de compétitivité que la Commission européenne espérait du SEPA et explique la dispersion persistante de l’adoption des instruments SEPA entre Pays et secteurs d’activité. Pourtant la compréhension intime des enjeux liés à SEPA et à la DSP constitue une vraie source d’avantage concurrentiel souvent porteuse d’économies tarifaires et toujours levier d’optimisation des chaînes de traitement pour l’intégration du paiement dans l’organisation, ou l’enrichissement de la valeur ajoutée commerciale du service.

Ceux qui se sont engagés dans cette démarche ont toutes les chances de creuser l’écart. Certains secteurs, comme l’immobilier, se révèlent leader. Compte tenu de la nature des dépenses et des flux, c’est à l’évidence l’un de ceux dans lequel le projet est le plus porteur de valeur. Mais le jeu reste ouvert car le SDD, nettement plus complexe et sans doute profitable, arrive à grands pas et…  parce qu’il n’est jamais trop tard pour entreprendre.

 

Décodages:

  • Le fort potentiel du paiement dans le covoiturage
  • Les meilleures innovations dans le prépayé

Repères:

  • Le e-commerce ignore globalement la crise
  • Le e-commerce ne franchit pas les frontières intra-européennes
  • Paiement mobile : le gisement à l’Est

Entreprises citées dans ce numéro :

 

Air France, Bolloré, la Banque du Pakistan, Commission européenne, EPC, GFK Group, IMRG, Maroc Telecom, Mi-Pay, Parlement européen, Paytoo, SIA, Times of Money, Unistream, Unity Link,   ...